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Avec nos partenaires au Burkina Faso, liens de confiance et échanges réguliers
Le BURKINA est confronté aux caprices du climat, aux secousses politiques, à l’insécurité omniprésente ...
Dans un contexte de fortes tensions régionales, un état d’urgence a été instauré dans de nombreuses provinces, notamment au nord, à l’est et l’ouest. Près de 2 millions d’habitants ont fui leurs villages du nord et de l’est, pour chercher refuge vers le centre et le sud.
Dans ce paysage de défis, une lumière persiste : celle de l’espoir
Aux côtés de nos partenaires locaux, nous poursuivons à distance notre appui.
C’est ainsi que les liens de confiance tissés au fil des missions antérieures entre des membres des Amis des Enfants du Monde et nos partenaires se poursuivent. Des échanges réguliers nous permettent de connaître leurs difficultés, leurs réussites et leurs projets.
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UN ENGAGEMENT TOTAL DE NOS PARTENAIRES POUR LA CAUSE DES JEUNES
le Centre d’Accueil des Enfants en Détresse (CAED) : une oasis pour les enfants abandonnés
Le CAED de Guiè a accueilli durant l’année 2024, en plus de l’effectif présent, 11 enfants abandonnés. Et dès janvier 2025, ce sont déjà 3 bébés qui ont été admis. L’équipe tente de faire face à l’augmentation des dépenses générée par l’afflux des enfants, qui rend plus difficile la prise en charge.
Malgré cela, tous bénéficient du savoir-faire des nounous, formées pour la plupart à l’École de Formation des Auxiliaires de la Prime Enfance (EFAPE) de l’AZN*, où l’enseignement se fonde sur les méthodes du « Prendre soin ».
*L’AZN : l’Association Zoramb Naagtaaba (Les amis réunis), notre partenaire historique au Burkina Faso.
le Centre Rural d’Instruction et d’Éducation (CIER) : un tremplin pour les jeunes
Dans les 11 villages burkinabès accompagnés par AZN, le CIER se dresse comme un phare pour tous les écoliers. Ce programme les guide, renforce leur apprentissage et éveille leurs ambitions. Malgré un combat quotidien pour l’intégration des enfants déplacés internes (EDI), chaque jeune qui a franchi son seuil porte en lui les germes d’un avenir prometteur.
Tall B Neere* (TBN) tend la main aux familles les plus démunies
À travers des formations pratiques, offrir aux jeunes une clé précieuse : celle de l’autonomie.
Chaque enfant du CE2 au CM2 a la possibilité de suivre une activité hebdomadaire de son choix (cuisine, dessin, culture africaine, mécanique, savoir-vivre, etc.). Ces ateliers, facultatifs, sont proposés dans le but de les orienter après le lycée vers une branche qui leur permettra de trouver un métier correspondant à leurs souhaits. Les activités se déroulent sous la houlette bienveillante et stimulante de Julienne Ouedraogo, directrice de TBN, qui conseille et accompagne les jeunes jusqu’à ce qu’ils acquièrent un métier.
Dans un pays où chaque geste compte, ces savoir-faire deviennent des trésors, assurant à ces enfants une dignité retrouvée et un futur stable.
Les initiatives de nos partenaires dépassent la simple réponse à l’urgence. Elles incarnent une vision, celle d’un monde où chaque enfant, même au cœur de l’adversité, retrouve la confiance et les outils nécessaires à son autonomie.
*Tall B Neere (TBN) : Prenons soin d’eux
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QUEL EST L’IMPACT DE VOTRE DON ?
Par exemple :
Avec 10 € vous permettez à un élève du primaire d’avoir sa tenue scolaire au Centre Rural d’Instruction et d’Education (CIER)
Avec 30 € c’est le coût d’un repas pour 98 élèves à la cantine scolaire du Centre Rural d’Instruction et d’Education (CIER)
Avec 40 € vous permettez l’achat d’un sac de riz de 50 kg, qui va nourrir 50 enfants pendant une semaine au Centre d’Accueil des Enfants en Détresse (CAED)
Avec 50 € vous assurez 3 jours de goûter pour 50 enfants, avec 2 cartons de bananes au Centre d’Accueil des Enfants en Détresse (CAED)
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Retours du Terrain
« Nous avons plus de 20 000 bénéficiaires sur l’ensemble des 11 villages membres et environnants, dont 7000 Déplacés Internes.
A travers nos activités (agroenvironnement, éducation, petite enfance, santé et coordination), nous contribuons à sauver des vies, à aider et à secourir des personnes vulnérables, à soigner l’être humain et son environnement, à changer la vie des populations par ses actions d’apprentissage et de formation en agriculture et élevage, et dans l’ensemble, éduquer le monde rural par ses animations organisationnelles. »
Pascal Sawadogo, Coordonnateur d’AZN
« Cette année, en plus des effectifs habituels, nous accueillons 347 jeunes Enfants Déplacés Internes (183 garçons et 164 filles), répartis dans nos écoles partenaires. Ces enfants, fuyant les exactions avec leurs familles, arrivent généralement sans documents d’identité, et/ou n’ont pas vu l’intérieur d’une classe depuis 2, 3 ou 4 ans. Le ministère de l’Éducation Nationale a demandé à toutes les écoles de les recevoir. Nous devons donc augmenter notre soutien pour les cantines, l’achat des mobiliers et manuels scolaires, construire de nouvelles classes… Certains enseignants acceptent de prendre plus de 70 élèves par classe. »
Francis Guelbeogo, directeur du CIER
Quatre fois par semaine, les enfants bénéficient d’un repas de midi. Pour certains, il s’agit du seul repas de la journée, ce qui pour les parents est un argument très important en faveur de la scolarisation. Pour les enfants, il s’agit d’un moment convivial où ils apprennent le « vivre ensemble ». Avant d’être servis, ils partagent un moment récréatif. Puis, vient le rite du lavage de mains, l’occasion de leur rappeler l’importance des gestes d’hygiène, avant d’entamer les échanges animés autour d’un bol de riz et de légumes. Chacun donne ensuite un coup de main pour nettoyer son bol, débarrasser, avant de retourner en classe rassasié, et en mesure de poursuivre les apprentissages.
A la cantine de Tall B Neere
Témoignage d’Aminata, en formation au CAED (AZN)
Aminata, 25 ans, est maman de trois enfants dont le dernier (moins d’un an) est en processus d’accueil au CAED. L’aîné a 6 ans et le deuxième, 4 ans. Aminata sollicite l’accompagnement du CAED pour sa formation professionnelle. Elle en a choisi deux : auxiliaire de pharmacie ou monitrice de jeunes enfants. Durant son cursus, elle souhaite poursuivre ses études en cours du soir.
« Je m’appelle Aminata, j’ai abandonné l’école après avoir obtenu mon BEPC pour raison de mariage : mes parents m’ont donnée à un mariage forcé. Quelques temps plus tard, mon mari m’a abandonnée, seule avec mes enfants, pour aller vivre ailleurs. Dans cette situation de vulnérabilité, je me suis faite abusée par un homme et j’ai eu une grossesse. De ce fait, j’ai été rejetée par ma propre famille et celle de mon mari. Mon abuseur aussi a refusé de reconnaître la grossesse. Pour cette raison, j’ai eu recours au CAED de Guiè. Aujourd’hui, je suis à la recherche d’une activité génératrice de revenus pour pouvoir m’occuper de mes enfants que mon mari m’a laissés en charge. Je m’en sortais très bien à l’école et j’étais prête à pousser loin mes études. Si le CAED est là pour s’occuper de mes enfants, cela me permet de suivre une formation. »
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Que sont-ils devenus ?
Témoignage de Blaise Sawadogo
Ancien élève du Centre Rural d’Instruction et d’Éducation (CIER)
« Je me nomme Blaise Sawadogo, je suis né en 2000 à Guiè. À l’instar des autres enfants de mon père, je n’avais pas eu la chance d’aller à l’école. Mon père méconnaissait l’importance de la scolarisation des enfants et refusait leur inscription. J’avais une forte envie d’aller à l’école comme mes camarades. Malgré d’innombrables supplications par des personnes ressources du village, il opposait un refus catégorique pour mes études. Après son décès en 2007, je suis allé personnellement m’inscrire à l’école Kelyam qui est une école de seconde chance pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité d’y aller.
En savoir plus
Je ne pouvais plus aller à l’école primaire pour apprendre à lire et à écrire en mooré (ma langue maternelle) car mon âge était déjà avancé pour aller à l’école classique. J’ai donc débuté dans la langue mooré en 2010. Je n’avais qu’un seul objectif, “pouvoir lire, écrire et compter correctement.” Après deux ans d’études en mooré, j’ai décidé de continuer en français fondamental toujours à l’école Kelyam. Ainsi, j’ai obtenu mon Certificat d’Études Primaires après quatre ans d’études. Ne dit-on pas que l’appétit vient en mangeant ? C’est dans ces termes d’encouragements que j’ai pu continuer le secondaire. En 2020, je suis admis au Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC). Aujourd’hui, je travaille comme gérant de pharmacie du dispensaire créé par l’AZN pour apporter des soins de qualité aux populations. J’apporte un soutien significatif à mes petits frères et sœurs qui sont à l’école grâce aux revenus que me procure ce travail.
En somme, l’école Kelyam est un établissement de référence car à partir de la langue de medium qu’est le mooré, des élèves sortent bien outillés. Du primaire au collège, je suis resté deuxième de ma classe et le premier de notre classe était aussi le produit de l’école Kelyam.
Je remercie de tout cœur mes enseignants, les responsables du CIER ainsi que leurs partenaires, qui œuvrent pour la formation des âmes. »
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Faire un don
En tant que donateur, vous pouvez :
- Assister à des temps d’information en live que nos bénévoles en Solidarité internationale organisent régulièrement.
- Recevoir nos publications : newsletter, Lettres aux parrains et donateurs, rapports d’activité et financier de l’association.
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Budget global 2025 : 25 400 €
Association Zoramb Naagtaaba (AZN), région de Guiè
Centre d’Accueil des Enfants en Détresse (CAED) : 4 700 €
Soutien financier du fonctionnement de la pouponnière et de la prise en charge de jeunes mères exclues de leurs familles
Bénéficiaires : 53 enfants de 1 à 3 ans – 10 jeunes mères accompagnées dans leurs formations en vue de leur autonomisation
Centre Rural d’Instruction et d’Éducation (CIER) : 12 000 €
Soutien financier à la scolarisation à l’école Kelyam (école de mise à niveau de jeunes déscolarisés), et aux frais de cantine de trois écoles des villages partenaires d’AZN
Bénéficiaires : 225 enfants (école Kelyam) – 759 enfants (cantine de 3 écoles)
Tall B Neere (TBN) : 8 700 €
Soutien financier aux programmes d’accueil et de suivi social d’enfants de familles en précarité économique
Bénéficiaires : 325 enfants scolarisés (dont 25 enfants pris en charge au foyer de TBN)