A Beyrouth, depuis le début de la guerre, le nombre de refugiés venant du Sud ne cesse d’augmenter.
Surpopulation, précarité et risques sanitaires : un quotidien devenu insoutenable
Libami a distribué 400 matelas mais le nombre est encore insuffisant. Les familles s’entassent à 20 dans une seule pièce. La surpopulation est telle que les personnes dorment assises à 5 sur un matelas le dos collé au mur avec pour seul confort un oreiller. Cette promiscuité engendre stress, violence, problème d’hygiène… Les enfants fuient les appartements surchargés et trainent dans la rue devenant les proies de personnes peu recommandables. Les enfants du Sud sont déscolarisés, les familles les accueillant étant trop pauvres pour avoir l’internet qui leur permettrait le suivi des cours à distance.
Nourrir, protéger, accompagner : des besoins urgents qui dépassent les capacités actuelles
Les enfants soutenus par Libami sont favorisés par rapport à ces enfants du Sud. Ils sont toujours scolarisés et leur passage par les locaux de Libami leur offre espace, repas, jeux, hygiène… Les locaux restent ouverts tard dans la soirée. Certains jeunes restent, d’autres rentrent chez eux. Les assistantes sociales et les educateurs écoutent, encadrent, protègent. Libami n’a plus les moyens de nourrir les autres enfants. Dernièrement, une bienfaitrice libanaise a fourni des aliments et a demandé à Libami de préparer et distribuer 450 repas pour les familles. A l’heure actuelle, Nohad Azzi se désole car elle n’a plus de shampoing ni savon pour les enfants…
Quelles conséquences à long terme pour les enfants et les familles déplacées ?
La situation est bien plus grave que lors de la guerre de 2024, les drones passaient mais ne tombaient pas sur la ville. L’espoir quitte peu à peu les équipes de Libami. La peur est omniprésente. Et comment peuvent repartir des familles vers le Sud alors que leurs villages ont été détruits. Combien de temps peut durer encore une telle promiscuité ? Quelles seront les risques epidémiques et les conséquences psychologiques pour les familles ?
Le peuple Libanais impuissant est la victime innocente d’un conflit opposant deux idéologies haineuses.