Un puits, un potager… et de l’énergie ici et là-bas pour les lancer
Au Burkina Faso, à 70 km au nord de Ouagadougou, dans la région de Douré, l’accès à l’eau et à l’alimentation reste un défi quotidien. Pour les 270 enfants de l’école soutenue par Les Amis des Enfants du Monde, le repas de midi est souvent le seul de la journée. Derrière cette réalité, un projet très concret est aujourd’hui en train de voir le jour : la construction d’un forage équipé d’une pompe solaire et la création d’un potager pédagogique.
Depuis plusieurs mois, les bénévoles des Amis des Enfants du Monde accompagnent plusieurs groupes d’étudiants engagés autour de cet objectif concret : financer un puits et un futur jardin potager au Burkina Faso.
Cette mobilisation collective, menée dans plusieurs villes universitaires, a déjà permis de réunir près de 10 000 € à ce jour. Une avancée majeure pour ce projet solidaire dont le premier objectif est simple : financer la construction d’un puits estimé à 12 000 €. Une fois l’accès à l’eau assuré, un jardin potager pourra ensuite voir le jour, avec un budget complémentaire de 2 600 €.

Un projet solidaire concret porté par des étudiants engagés
Cette année, les actions étudiantes ont pris une dimension particulière. Pour la première fois, les groupes mobilisés ne collectaient pas des fonds de manière générale : ils soutenaient un projet précis, tangible et facilement compréhensible par le grand public.
L’enjeu était double :
- récolter des fonds pour améliorer durablement les conditions de vie d’enfants et de familles à Madagascar ;
- faire connaître l’association auprès de publics stratégiques : les jeunes, les entreprises et les acteurs locaux.
À Bayonne, des étudiantes de Licence économie-gestion fortement mobilisées
Depuis plusieurs années, des étudiants de la faculté de Bayonne participent à des actions solidaires encadrées par l’association. Cette année, neuf étudiantes de troisième année de Licence économie-gestion se sont particulièrement investies autour du projet.
Tout au long de l’année universitaire, elles ont multiplié les initiatives :
- recherche de mécénat auprès d’entreprises locales ;
- vente de gâteaux lors des olympiades de la faculté (140 € collectés) ;
- organisation d’une tombola avec de nombreux lots offerts par des commerçants locaux (1 500 € récoltés) ;
- démarchage de restaurants dans le cadre de l’opération « Un dessert pour un puits ». Pour cette dernière, un bel article a été réalisé par le journal Sud-Ouest.

Même si cette dernière opération n’a pas encore généré de dons immédiats, elle a permis de créer des contacts prometteurs avec plusieurs restaurateurs sensibilisés au projet. L’expérience montre que ce type de partenariat solidaire nécessite souvent plusieurs prises de contact avant de se concrétiser.
L’opération auprès des restaurants est d’ailleurs toujours en cours et les relances reprendront dans les prochaines semaines afin d’encourager les établissements ayant donné leur accord de principe à finaliser leur participation.
Poitiers et Niort également mobilisés autour du projet
La dynamique ne s’est pas limitée au Pays basque.
À Poitiers, un groupe d’étudiants de l’IAE a également participé au projet. Leur mobilisation a notamment permis d’obtenir un don important de 1 000 € grâce au soutien d’une entreprise. Les étudiants ont également tenté de sensibiliser des restaurateurs locaux autour de l’opération solidaire.
Du côté de Niort, un groupe d’étudiants en BTS s’est lui aussi investi dans la démarche. Même si les résultats financiers n’ont pas été au rendez-vous cette fois-ci, leur implication et leur engagement dans le projet ont pleinement participé à la dynamique collective.
L’ensemble de ces groupes étudiants a été accompagné à distance grâce à des réunions en visioconférence et à un suivi régulier assuré par les bénévoles de l’association.
Déjà 10 000 € collectés pour financer le puits
Grâce à l’ensemble de ces actions, près de 10 000 € ont déjà été réunis à ce jour.
L’objectif est désormais d’atteindre les 12 000 € nécessaires au financement complet du puits d’ici la fin du mois de juin. Ce projet représente une étape essentielle puisque le futur jardin potager ne pourra être développé qu’une fois l’accès à l’eau sécurisé.
Au-delà du montant collecté, cette mobilisation illustre surtout la capacité d’un projet concret à fédérer étudiants, entreprises, commerçants et citoyens autour d’un objectif commun et utile