Enfants migrants : découvrez ‘Comme un fils’ au cinéma

Les Amis des Enfants du Monde sont partenaires de ce film sur l’immigration à travers la situation d’un enfant de 14 ans. Dans les salles le 6 mars 2024.

‘Comme un fils’ : l’histoire en quelques mots

Jacques Romand est un professeur qui a perdu sa vocation. Témoin d’une agression dans une épicerie de quartier, il permet l’arrestation de l’un des voleurs : Victor, 14 ans. Mais en découvrant le sort de ce gamin déscolarisé que l’on force à voler pour survivre, Jacques va tout mettre en œuvre pour venir en aide à ce jeune parti sur de si mauvais rails. Quitte à affronter ceux qui l’exploitent. En luttant contre les réticences mêmes de Victor pour tenter de lui offrir un avenir meilleur, Jacques va changer son propre destin…

L’intention du réalisateur, Nicolas Boukhrief

« Concernant l’immigration, ce qui nous semblait intéressant avec les Roms, c’était de faire un film sur les enfants de migrants européens, car si on n’arrive pas à gérer ceux qui ont le droit d’être là, comment allons-nous gérer les centaines de milliers d’enfants des réfugiés économiques, climatiques ou fuyants les guerres qui vont inévitablement arriver d’ici quelques années ? Ce film tente de montrer que la seule façon d’intégrer ces enfants, qu’on le veuille ou non, c’est l’éducation. »

Pourquoi sommes-nous partenaires de ce film  ?

Il met en lumière à travers une histoire touchante la faible application des Droits de l’enfant, pourtant inscrits via la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ( CIDE). Ce qui touche directement notre mission au sein de l’association et nous a amené à soutenir ce film.

Ainsi, Victor, 14 ans se voit privé :

  • Du droit à l’identité : il n’a pas de papier et ne pourra pas accéder aux soins, être protégé par la police …
  • Du droit à la protection : sans papier, sans nom de famille et adresse, il ne relève d’aucun dispositif légal : ASE, protection de la police, … même les associations sont démunies et ne peuvent agir. Ce qui crée une relation de défiance entre ces enfants et les adultes et en miroir, la difficulté à nouer un lien de confiance.
  • Du droit à l’éducation : Victor ne sait ni lire ni écrire. Jacques insistera sur le fait que « Savoir lire et écrire, c’est se faire une place dans la société. Sans cela, on vit à côté de la société ». Savoir lire et écrire va notamment l’aider à faire des choses simples, comme faire les courses, se diriger dans le bon rayon, etc.
  • Du droit à la discrimination : Victor est discriminé par tous, et même au sein de sa communauté.

Ce qui nous a plu également, c’est une vision fine des difficultés  ‘à prendre part’

La place de l’adulte aidant est très complexe

Comme il est dit dans le film :  » L’aider, c’est le mettre en danger. »  Ce que nous connaissons dans notre relation avec les partenaires et bénéficiaires : prendre en considération la complexité de leur situation avant tout accompagnement.

La place du bénévole et le cheminement pour s’engager peu à peu

Jacques va peu à peu rejoindre une communauté, donner du sens, défendre une cause.

Un très beau film.

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