Impact de la crise Covid-19 sur les enfants du monde : les victimes invisibles de la pandémie

LES IMPACTS de la crise SANITAIRE sur les enfants DEFAVORISES

Les périodes de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19 perturbent gravement la scolarité des enfants. 

Au-delà de l’apprentissage, les écoles offrent aux enfants les plus défavorisés des services vitaux de santé, de vaccination et de nutrition. Tous ces services sont suspendus lorsqu’elles sont fermées.

Autre vertu de la scolarisation : l’accès à un environnement sûr. Privés d’école, les jeunes deviennent des proies faciles, exposés à toutes formes d’abus : travail précoce, mariage forcé, grossesse non désirée, pédophilie, enrôlement et trafics. Plus vulnérables et plus exposés à la violence, ils ont moins de chances de sortir du cycle de la pauvreté.

Et plus ils restent longtemps en dehors de l’école, moins ils ont de chances d’y retourner. L’ONU estime qu’au moins 24 millions d’enfants abandonneront l’école à cause du Covid-19. Parmi eux : les plus pauvres, les filles, les réfugiés, les enfants déplacés ou handicapés.

L’école virtuelle, quand elle peut se mettre en place avec une égalité d’accès au numérique, est à mille lieues de pallier les fermetures de classes. Ici classe à distance avec Libami, à Beyrouth (Liban).

 

Santé et nutrition en net recul après des années de progrès

La perturbation des centres de santé et de nutrition due à la pandémie est une menace grave pour les enfants.

Dans de nombreux pays, les vaccinations de routine, les soins ambulatoires pour les maladies infectieuses de l’enfance et les centres de santé maternelle ont observé une baisse d’activité significative, la crainte d’une infection constituant un facteur important de non recours à ces services de santé.

Dans les régions les plus pauvres du monde, les enfants risquent d’être privés des soins essentiels pour se protéger de maladies comme la pneumonie, le paludisme et la diarrhée.

En outre, les chaînes d’approvisionnement perturbées mettent à mal les progrès récents en matière de santé, mais aussi d’alimentation des enfants, ce qui pourrait entraîner une hausse importante de la mortalité infantile. Les perturbations affectant les programmes de nutrition signifient que les enfants sous-alimentés ne seront pas diagnostiqués et suivis à temps, ce qui augmente le risque d’émaciation ou de malnutrition durable, pouvant entraîner un retard de croissance, et impacter le développement cognitif des enfants.

Lavage des mains à Madagascar (à gauche). Distanciation lors de distributions de kits d’hygiène et de kits alimentaire en Inde.  

Des enfants fragilisés par l’absence de vie sociale

Des professionnels de l’enfance s’inquiètent aussi des conséquences que peuvent avoir les confinements sur les enfants, et en particulier sur les plus fragiles d’entre eux, rendus invisibles par l’absence de vie sociale.
Ceux qui pourraient être victimes ou confrontés à des situations de violence au domicile familial ont peu ou n’ont pas de moyens pour y échapper ou demander de l’aide. 

Partout dans le monde, le nombre de visites à domicile effectuées par les travailleurs sociaux a diminué, laissant des familles et des enfants dans le plus grand dénuement.

Quant aux enfants qui vivent et travaillent dans la rue, aux jeunes réfugiés ou aux mineurs non accompagnés de nos villes, la pandémie et les périodes de confinements les prive, en grande partie, du soutien que leur fournissent les associations et les permanences juridiques : aide aux recours, alimentation, accès aux soins, et tout ce dont ils ont besoin pour reprendre leur vie en main.

Manifestation d’enfants migrants devant le Conseil d’Etat – Action de notre nouveau partenaire en France : Utopia 56  

On a investi dans les vaccins, investissons dans la jeunesse !

À l’heure où nous réinventons l’avenir et où nous nous préparons à un monde post-pandémie, les plus jeunes doivent passer au premier plan. En 2020, nous avons été capables d’investir des sommes considérables pour permettre la mise au point de vaccins contre le Covid-19. Il est désormais urgent d’investir dans l’avenir des enfants. Car s’engager aujourd’hui dans des programmes de soutien à l’enfance, c’est s’engager pour le monde de demain  :

  • prendre soin des enfants et les éduquer permet de réduire les écarts de revenus et les inégalités sociales. Cela a alors de multiples conséquences sur le plan économique.
  • les protéger des mauvais traitements permet de rompre la transmission de cette violence à la génération suivante.
  • et grâce au bien-être, à l’éducation et à l’autonomisation, les enfants deviennent des citoyens responsables, en capacité d’innover, de résoudre les problèmes et d’impulser les transformations sociales nécessaires pour un avenir durable.

Aux Amis des Enfants du Monde, nous sommes convaincus que s’engager pour l’enfant aujourd’hui est le meilleur levier de développement à long terme.

 

> Pour découvrir en détail les actions que nous menons avec nos partenaires, feuilletez notre magazine annuel. 

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