Durement impacté par la guerre Israël-Hezbollah, le Liban subit à nouveau une situation de crise : plus d’un million de personnes ont été déplacées du Sud Liban vers le Nord. Les capacités d’accueil de Beyrouth sont limitées et insuffisantes pour l’afflux de réfugiés. Les familles de Libami, pourtant modestement logées, n’ont pas hésité à accueillir leurs proches, se retrouvant ainsi à plus de vingt personnes dans une seule pièce.
Face à cette situation, Libami s’adapte et se mobilise
Elle apporte une aide matérielle en distribuant matelas, couvertures et oreillers aux familles. D’autre part, des repas supplémentaires sont préparés par les cuisinières de Libami et sont distribués aux familles recevant des réfugiés, ces dernières n’ayant pas les moyens d’assurer cette surcharge financière.
Aider les enfants à faire face au stress de la guerre
Afin de sortir les enfants de cette promiscuité et de l’ambiance angoissante transmise par les adultes, Libami se pose en refuge, ouvrant ses portes de midi à 20 heures en semaine, et de 9h à 16h le samedi. Cela permet de ne pas laisser trainer dehors les enfants, qui fuient leur logement surpeuplé. Toute l’équipe se mobilise, assistantes sociales, éducateurs, psychologues et cuisiniers afin d’apporter leur aide aux enfants et être à leur écoute. Ces derniers souffrent de stress, de manque de sommeil, font des cauchemars. A Libami, ils reçoivent un repas chaud le midi et un sandwich pour le soir. Ils ont accès à l’étude et à des activités ludiques. Ils peuvent également profiter des salles de bain et prendre des douches. Jusqu’à 100 enfants par jour passent dans les locaux. Pendant un moment, les enfants peuvent retrouver l’insouciance de leur âge et un semblant de vie normale.

Nohad Azzi, présidente de Libami, témoigne :
« Les enfants rentrent chez eux à 20h, un peu plus légers, un peu plus apaisés, un peu plus forts. C’est peu mais c’est essentiel. Parce que protéger un enfant, c’est sauver demain »
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