Photo Amis des enfants du monde – Mission Ethiopie 2022
Saviez-vous que le calendrier que nous utilisons en France n’est pas universel ? Si le calendrier grégorien rythme la vie dans la majorité des pays, de nombreuses cultures conservent des systèmes calendaires propres, intimement liés à leurs traditions, religions et modes de vie.
Chez Les Amis des Enfants du Monde, aux côtés de nos partenaires locaux, nous travaillons dans plusieurs de ces pays pour apporter une aide essentielle aux enfants. Comprendre leurs spécificités culturelles, c’est aussi mieux connaître les communautés que nous soutenons. Partons à la découverte de quelques exemples fascinants !
Afrique
Éthiopie : un calendrier unique
L’Éthiopie suit un calendrier composé de 12 mois de 30 jours et d’un 13e mois de 5 jours (6 tous les quatre ans), et l’année commence le 11 septembre de notre calendrier (le 12 en année bissextile). Ce système entraîne un décalage d’environ 7 à 8 ans par rapport au calendrier grégorien. Ainsi, lorsque nous sommes en 2026, l’Éthiopie vit encore en 2018 (ou 2015 pour 2022 sur notre photo illustrative) ! Ce calendrier est profondément ancré dans la culture et rythme les fêtes religieuses orthodoxes.
Madagascar : le rythme de la lune
Le calendrier malgache est lunaire, avec 13 mois de 28 jours. Bien que le calendrier grégorien soit officiel, le calendrier traditionnel reste utilisé pour les fêtes et les rituels, surtout en zones rurales. Il illustre la coexistence entre modernité et traditions.
Asie
Bangladesh et Inde (certaines régions) : le calendrier bengali
Dans ces régions, le calendrier solaire bengali marque le début de l’année le 14 avril au Bangladesh et le 15 avril en Inde. Cette date correspond à la fête de Pôhela Boishakh, célébrée par des millions de personnes avec des défilés colorés, des repas traditionnels et des chants.
Cambodge : entre soleil et lune
Le calendrier khmer, appelé luni-solaire, combine les cycles du soleil et de la lune. Le Nouvel An khmer, l’une des fêtes les plus importantes, se déroule chaque année entre le 13 et le 16 avril. C’est un moment de rassemblement familial et de rituels bouddhistes.
Vietnam : deux calendriers pour une culture riche
Au Vietnam, on utilise à la fois le calendrier solaire pour les fêtes internationales et le calendrier luni-solaire pour les traditions. Ce dernier est essentiel pour les mariages, le culte des ancêtres et le Têt, le Nouvel An vietnamien.
Philippines : héritage colonial
Les Philippines ont adopté le calendrier grégorien en 1582, sous influence espagnole. Ce calendrier solaire reste aujourd’hui le système officiel, comme dans la plupart des pays catholiques.
Amérique centrale
Guatemala : le calendrier sacré maya
Dans les hauts plateaux du Guatemala, les Ajq’ijab, gardiens du temps, perpétuent l’usage du calendrier sacré maya Chol Q’ij. Ce cycle de 260 jours guide les cérémonies et les rituels communautaires. Chaque nouvel an maya est célébré par des rites ancestraux qui renforcent le lien entre spiritualité et nature.
Moyen-Orient
Liban et pays du Levant : entre grégorien et hégirien
Dans ces pays, le calendrier civil est grégorien, mais les noms des mois sont souvent syriaques. Pour les fêtes religieuses musulmanes, on se réfère au calendrier hégirien, basé sur les cycles lunaires. Cette dualité reflète la richesse culturelle et religieuse de la région.
Pourquoi ces calendriers nous parlent ?
Ces traditions ne sont pas de simples curiosités : elles façonnent la vie quotidienne, les fêtes et les valeurs des communautés que nous soutenons. Les connaître, c’est mieux comprendre les enfants et familles que nous accompagnons, et renforcer notre lien avec eux.