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Retour de mission au Liban

Quartier de l'association Libami, Beyrouth (Liban)

Fin février, deux équipiers AEM se sont rendus à Beyrouth, pour rencontrer, comme chaque année ou presque, l’association LIBAMI, notre partenaire depuis 1993.
Cette mission comptait, parmi ses objectifs, non seulement les tâches traditionnelles de contrôle et d’évaluation, mais également la prise en compte des difficultés croissantes rencontrées par notre partenaire pour exercer son engagement auprès des plus démunis.

Avec des conditions de vie qui ne cessent de se dégrader pour les plus pauvres, et dans un environnement où le Libanais de la rue fait « comme si » tout allait bien, nos équipiers ont retrouvé un partenaire toujours aussi à l’écoute des besoins des populations les plus fragiles, déployant des trésors d’imagination et de dévouement pour leur venir en aide.

Avec des conditions de vie qui ne cessent de se dégrader 

La pauvreté ne cesse de croître pour les familles libanaises les plus démunies :

  • Le pays est en crise aux plans politique (pas de président de la république depuis mai 2014), administratif et sanitaire (absence de collecte des ordures depuis plus de six mois) et bientôt économique (désaccord avec l’Arabie Saoudite, premier partenaire du Liban qui, par représaille, vient d’interrompre tous ses échanges économiques).
  • Le pays est fragilisé par des voisins en guerre (Syrie, Irak, Palestine).
  • Le pays est submergé par l’afflux immaitrisé de réfugiés qui bouleverse le marché de l’emploi et du logement. Les réfugiés syriens sont évalués à plus de 1,5 million sur une population totale de 4,5 millions d’habitants (soit 30% !).

Dans un environnement où le Libanais de la rue fait « comme si » 

La vie dans les rues de Beyrouth est comme d’habitude grouillante, exubérante et bon enfant. Comme nous l’écrivait, l’été dernier, le Père LEDUC, « tout semble aller pour le mieux mais tout cela est la surface de la réalité ». Fidèles à un réflexe hérité de la guerre civile (1975-1990) les Libanais font « comme si » tout allait bien, et profitent au mieux de l’instant présent.

LIBAMI apparaît comme « une ruche de tendresse et de générosité », pour reprendre le qualificatif donné par Luc BALBONT, un journaliste d’origine française que nous avons eu la chance de rencontrer. L’un de ses articles publié récemment débute donc ainsi : « une ruche de tendresse et de générosité nichée dans un immeuble gris d’un quartier populaire de Beyrouth. Voilà définie en une phrase l’association LIBAMI, fondée en pleine guerre civile libanaise par deux idéalistes. Presque trente ans plus tard, LIBAMI soutient plus de 330 familles pauvres et scolarise 447 enfants en situation précaire, avec un dévouement et une humanité exceptionnels ».

Tout au long de cette semaine particulièrement dense passée à Beyrouth, grâce à l’accueil bienveillant, sécurisant et ouvert de notre partenaire, nos équipiers ont procédé à un recueil abondant d’informations et de témoignages concordants. La mission de solidarité internationale des AEM auprès des enfants les plus démunis trouve tout son sens dans ce pays au destin tourmenté et qui, pourtant, à la différence de bien d’autres, dispose d’une capacité exemplaire pour accueillir et faire coexister les différences.

Fresque réalisée par les enfants de Libami - Réunion d'échange des équipiers AEM avec l'association Libami.

 

En savoir plus sur les programmes soutenus au Liban

-Mars 2016-

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