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Le Liban et l'accueil massif de réfugiés syriens : regard sur les actions de notre partenaire LIBAMI

Distribution de nourriture pour les familles syriennes au Liban

Parmi les pays dans lesquels les AEM entretiennent un partenariat, le Liban est indiscutablement celui qui est touché de la façon la plus massive et la plus complexe par le phénomène migratoire.

Depuis 1943 et le « pacte national » qui peut être considéré comme son acte de naissance, ce pays, de la taille de l’Alsace, a largement payé son tribut à la géopolitique régionale.

 

 

 

L’accueil de l’étranger, consenti ou non, maitrisé ou non, est consubstantiel à l’histoire du Liban. Depuis l’arrivée, après 1948, de 120.000 Palestiniens jusqu’aux 1.200.000 Syriens installés entre 2011 et 2013, les quatre millions de Libanais ont une image nécessairement complexe et ambivalente du phénomène migratoire.

Les Syriens ont été, tour à tour, les employés immigrés des Libanais aisés, des occupants mal supportés de 1990 à 2005 après les quinze années de guerre civile, ceux qui ont donné l’hospitalité en 2006 à de nombreux Libanais lorsque l’armée israélienne bombardait Beyrouth. Aujourd’hui, ils sont  ceux qui demandent un asile légitime mais dont l’afflux massif ne peut que réveiller de grandes frayeurs en raison des déséquilibres qu’il porte en germe.

 

 

« Libami », partenaire des AEM depuis plus de vingt ans, n’a eu de cesse, au fil de nos relations, et notamment à l’occasion de la dernière mission de novembre 2014, d’attirer l’attention de notre équipe de secteur sur la complexité de son engagement dans un contexte aussi perturbé : surenchère immobilière pour la location de taudis, dumping social pour embaucher à bas coût ou mesures sécuritaires discriminatoires pour éviter les tensions communautaires. Pour autant « Libami » ne baisse pas les bras et continue son travail opiniâtre de soutien familial et d’accompagnement scolaire auprès des enfants du quartier où il est implanté, sans distinction d’origine et de religion.

« Libami » participe à cette mosaïque d’initiatives mais face à l’ampleur des besoins, les moyens disponibles restent toujours insuffisants. Les AEM y contribuent pour leur part dans le cadre du budget annuel consacré aux différents programmes de développement soutenus par l’association. Au Liban, cet engagement des AEM a le mérite indirect de stimuler la générosité de donateurs libanais auprès desquels nos partenaires déploient des efforts de sollicitation aux succès croissants.

Devant une situation si complexe, que pouvons-nous faire ?

Les AEM, organisation de solidarité internationale, née en pleine guerre du Vietnam, à un moment où les initiatives à prendre pouvaient sembler tout aussi insuffisantes et dérisoires que celles susceptibles d’être prises aujourd’hui, entendent rester fidèles à l’élan de leurs fondateurs. C’est ainsi que, dans cet esprit pour faire face aux défis de cette nouvelle donne migratoire, le réseau des donateurs et sympathisants des AEM est invité :

  • Ici, à soutenir par tous moyens, les initiatives d’accueil mises en œuvre un peu partout en France, s’inscrivant sans exclusive, dans un esprit de paix et de justice, et tendant à promouvoir l’éducation et la santé, notamment en direction des enfants.
  • Là-bas, à contribuer par des dons exceptionnels destinés à soutenir davantage l’engagement de leur partenaire « Libami », confronté à un surcroit d’initiatives et de charges imposé par l’afflux massif de réfugiés syriens.

​- Septembre 2015 -

Que pourra faire Libami si le nombre de réfugiés venait à doubler ou tripler ? nous confiaIt Nohad AZZI, présidente de Libami, en 2014

Une famille syrienne, prise en charge par Libami, avec l'assistante sociale (mission AEM 2014)

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