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En Ethiopie : agir pour que les bénéficiaires soient acteurs du développement

arbre palabre

L’Ethiopie se développe à grande vitesse et prend des virages auxquels sa population n’est pas toujours prête : L’état d’urgence, décrété en octobre 2016 et que police se charge d’appliquer par de nombreux contrôles, en témoigne.
La forte augmentation des immeubles dans la capitale et les immenses serres en zone rurale témoigne d’une réelle dynamique de développement. Néanmoins, celui-ci ne peut se concevoir en laissant de côté les plus démunis qui s’en trouveraient exclus.
Nos partenaires locaux agissent concrètement pour leur donner les moyens d’intégrer cette dynamique.

L’Ethiopie : un développement à grande vitesse

Dans la capitale, c’est spectaculaire : des quartiers nouveaux sortent de terre pour y accueillir de vastes cités HLM (« condominiums ») capables de loger un nombre de plus en plus important d’habitants ; la circulation s’intensifie, avec l’apparition d’une ligne de tramway, et de voies rapides qui s’enchevêtrent.

 

En zone rurale, cet effet s’estompe, mais des zones industrielles ou agricoles se créent avec des bâtiments immenses, ou des serres à perte de vue.

L’Etat veut que les choses bougent, voit les choses en grand, et les investisseurs (chinois surtout, mais aussi turcs ou hollandais) ne se font pas prier lorsque la main d’œuvre est disponible et peu chère, et les conditions offertes très attractives.

 

Pour la population, c’est un vrai bouleversement, et il faudra du temps pour s’y adapter.

 

Ainsi le long de la nouvelle autoroute qui relie Addis à Wonji, les grillages ne sont pas suffisants pour éviter que des troupeaux viennent brouter l’herbe des bas-côtés…

Mais la moitié des habitants est constituée de jeunes qui sauront s’intégrer aux changements pour peu qu’on leur en donne les moyens.

 

Le travail reste immense! 

 

L’accroissement de la population qui atteint maintenant les 100 millions, les conditions de vie rustiques et sans accès aux soins ni aux commodités essentielles, une agriculture encore omniprésente et manuelle, expliquent un classement du pays parmi les plus pauvres selon l’indice de développement humain (IDH).

 

Les AEM, conformément à leur éthique, répondent aux besoins exprimés par les acteurs locaux.Les services sociaux trouvent dans notre collaboration les moyens d’intervenir auprès des plus nécessiteux, les comités de parents expriment leurs besoins pour l’accès à une scolarisation efficace, les enseignants espèrent obtenir les financements qui leur manquent pour faire fonctionner leurs écoles.

Grâce à votre soutien, nos partenaires peuvent agir concrètement pour accompagner les jeunes dans leur projet d’un avenir meilleur. Lors de notre mission, les échanges avec nos partenaires sur le terrain sont la pierre angulaire d’une collaboration efficace, pérenne, et d’un partenariat de confiance. Cela nous permetde partager ensemble la même vision du développement sur le long terme.

 

Nous revenons avec plein de motivation, prêts à témoigner auprès de tous ceux qui nous permettent d’assurer la poursuite de nos actions : c’est ensemble que nous pouvons agir, ici et là-bas.

 

  

"Arbre à palabre"

 

 

Nos échanges avec les membres (masculins) du comité de parents ont eu lieu sous l’arbre à palabre, ce qui montre la force des traditions malgré tous ces changements.

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