Créée en 1986, elle a pour
but de récupérer des enfants et des adolescents
exclus de tout système d’éducation et de santé,
vivant en marge de la société dans le monde de la
rue où ils sont systématiquement la cible et les
victimes de la drogue et de la prostitution.
Les AEM soutiennent cette action depuis sa création. Avec
l’ADMER une dizaine d’association se sont regroupées
ce qui permet d’avoir plus de poids auprès des différentes
administrations et facilite la collecte de fonds.
Au début, le travail
social était réalisé dans la rue et les endroits
où s’abritaient les enfants.
Très vite, un centre d'accueil de jour a été
ouvert et propose nourriture, vêtements, hygiène,
écoute, ainsi qu'un soutien affectif, administratif et
juridique. Le travail social de l’ADMER est aussi de rechercher
les familles pour, dans la mesure du possible, aider ces dernières
à reprendre l’enfant et les soutenir moralement et
financièrement dans ce projet.
Le centre d’accueil
d’Osasco reçoit une moyenne de 15 enfants par jour.
A l’arrivée, les enfants reçoivent une douche,
des habits propres, et un repas. Des activités sont offertes
aux jeunes : artisanat, informatique, musique, danse.
En 1998 un centre de désintoxication,
de rééducation et de réinsertion a ouvert
ses portes à Itapévi (30 kms du centre d’accueil
de jour) pour 12 garçons. Cette action très pertinente
complète la cohérence de ce projet.
Il fallait pouvoir intervenir auprès des fillettes en grande
détresse. A quelques kilomètres du premier, le second
centre de rééducation et désintoxication
pour les filles a ouvert ses portes en 2004. Dix petites filles
seront accueillies fin 2006.
Les enfants accueillis dans
ces centres se reconstruisent peu à peu. Filles et garçons
fréquentent la même école primaire. Les résultats
sont remarquables.
Afin de diminuer les frais de fonctionnement le personnel se partagent
les activités. Toutefois les deux groupes ont chacun leur
père social et leur mère sociale qui sont les référents
pour la reconstruction des enfants.
Pour les plus grands (après
13 ans) l’ADMER développe des contacts avec un centre
de formation professionnelle et cherche d’autres collaborateurs
.
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